La semaine dernière, le Parlement portugais a adopté à une large majorité un projet de loi légalisant l'avortement jusqu'à la dixième semaine de grossesse.
Ce vote intervient moins d'un moins après un référendum sur la question. La participation s'était avérée insuffisante pour valider le scrutin, au cours duquel près de six Portugais sur dix se sont prononcés pour la légalisation de l'avortement. Les 40% de "non" ont reflété les tiraillements de ce pays à 90% catholique.
Le vote du parlement semble donc être un tournant dans l'histoire du Portugal puisque l'interruption volontaire de grossesse (IVG) n'était autorisée jusque qu'ici que dans trois cas: lorsque la santé de la femme risquait d'en pâtir, jusqu'à la douxième semaine, en cas de viol, jusqu'à la seizième semaine ainsi que pour sauver la vie de la femme, sans limite de temps.
En légalisant l'avortement jusqu'à la dixième semaine, le gouvernement portugais espère mettre fin aux avortements clandestins qui se soldent chaque année par environ 10.0000 hospitalisations pour des complications, parfois fatales, dues aux conditions d'intervention déplorables.
Pour entrer en vigueur, le texte doit encore être promulgué par le président de la République, Anibal Cavaco Silva. Jusqu'à la signature de la nouvelle loi par le président, les Portugaises qui choisissent d'avorter risquent encore trois ans de prison...
Catherine, Rédactrice de Babyfrance.com