Le premier ministre britannique, Tony Blair, a annoncé mercredi dernier qu\'il mettait en place un programme d\'assistance aux femmes enceintes « à problèmes », dans le but d\'éviter que leurs bébés ne deviennent de futurs délinquants ! Baptisé « partenariat infirmière famille », ce projet concerne les femmes enceintes défavorisées dès la 16ème semaine de grossesse et jusqu\'à ce que l\'enfant soit âgé de 2 ans.
Les futures mamans qui le souhaitent, recevront la visite hebdomadaire de sages-femmes ou d\'assistants sociaux qui auront pour mission d\'améliorer leur hygiène de vie en les aidant par exemple à cesser de fumer ou de se droguer durant leur grossesse. Ces spécialistes les aideront également à créer des liens affectifs avec leur tout-petit dans l\'espoir qu\'elles deviennent de « bonnes mères ».
Ce programme de soutien familial a déjà été testé à plusieurs reprises aux Etats-Unis. Ainsi, ces expériences pilotes auraient démontré que les enfants suivis avaient un QI plus élevé, un langage plus élaboré, de meilleurs résultats à l\'école et moins de troubles du comportement que ceux qui n\'ont pas bénéficié de cette aide. Par ailleurs, les pères semblaient plus impliqués et les mères moins sujettes aux grossesses répétées. Les mères auraient aussi une meilleure santé mentale et exerceraient moins de violences à l\'égard de leur enfant. \"Il s\'agit de tirer profit de l\'instinct maternel consistant à protéger son enfant\", explique le pionnier de ces expériences, le pédiatre américain David Olds. Ce programme pourrait permettre à l\'Etat d\'économiser 12 500 £ (18 000 €) d\'argent public par enfant ayant atteint l\'âge de 30 ans.
Le gouvernement travailliste a consacré 7,5 millions de livres (11 millions d\'euros) à ce programme qui doit être appliqué dans dix des zones les plus pauvres du royaume. \"C\'est la meilleure aide et la plus adéquate pour leur fournir une chance de faire quelque chose de leur vie\", a estimé Tony Blair. Par contre, plusieurs associations et organisations d\'aide à l\'enfance ont qualifié ce programme de politique « gadget » et déploré la stigmatisation de certaines mères « à risques ».
Catherine, Rédactrice de baby.be babyfrance.com