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rénumération d'une mère porteuse - Bebeforum


Avant d'être enceinte

Thèmes :Stérilité, difficulté à être enceinte


Discussion : rénumération d'une mère porteuse -

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calinoux

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cal, , 32 ans et 5 mois

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Posté le 29/04/2008 à 20:58:58

Sénat de Belgique
Annales

JEUDI 14 FÉVRIER 2008 - SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI

M. le président. - Au cours de sa réunion de ce midi, le Bureau a décidé de tenir un débat d'actualité sur « Le recrutement de donneuses d'ovocytes ».

Mme Anne Delvaux (cdH). - Différents médias ont relaté hier qu'une clinique privée de fertilité de Louvain organise auprès d'étudiantes de la KUL des séances de sensibilisation au don d'ovocytes contre rémunération de 750 euros.

Bien que légale, la situation telle que dénoncée ici pose question. Le don d'ovocytes n'est pas sans conséquences physiques et psychologiques sur les donneuses. Le prélèvement d'ovocytes nécessite un traitement hormonal lourd et une intervention chirurgicale. Ces traitements ne sont pas sans risques sur la fécondité de la donneuse. Faire un don de cellules reproductrices peut avoir, à terme, des répercussions dont une jeune femme de 18-20 ans, aux études et souvent loin encore d'un projet de maternité, n'a pas forcément conscience.

Une autre interrogation se pose, elle est d'ordre plus éthique. Il est vrai que le don d'ovocytes doit être encouragé. On connaît le contexte de manque de donneuses et on sait la demande croissante d'ovules destinés à la procréation médicalement assistée. Il semble normal de dédommager des personnes qui suivent un traitement de plusieurs semaines impliquant des absences au travail et certains frais hospitaliers. Reste à savoir jusqu'où peuvent aller les rétributions. Ne risquons-nous pas de nous diriger vers un marché de la fertilité, comme aux États-Unis ?
Renseignements pris, d'autres cliniques belges procèdent effectivement à des dédommagements financiers plus importants qu'à Louvain, d'un montant par exemple de 1.000 euros en province de Liège et d'un peu plus ailleurs. Aux États-Unis, le don d'ovocytes est rémunéré jusqu'à 5.000 dollars. Ne risque-t-on pas de créer chez nous une concurrence entre les organismes hospitaliers les plus offrants ?

L'article 51 de la loi du 6 juillet 2007 relative à la procréation médicalement assistée et à la destination des embryons surnuméraires et des gamètes indique que le don de gamètes à titre gratuit est licite. Une indemnité peut néanmoins être fixée par le Roi pour couvrir les frais de déplacement, la perte éventuelle de salaire et les frais d'hospitalisation.

Qu'en est-il de la mise en application de cette loi ? L'arrêté d'exécution devant fixer les dédommagements est-il prêt ? Dans l'affirmative, que prévoit-il ? Est-il question d'instaurer une sorte de fourchette d'intervention ou un forfait qui permettrait peut-être d'éviter une éventuelle escalade des rétributions voire une dénaturation du dédommagement qui deviendrait à but lucratif ?

M. Philippe Mahoux (PS). - La tempête soulevée mérite au moins un mot d'apaisement.

À mon grand étonnement, certains médias ont évoqué hier la nécessité de disposer d'une loi.
Au Sénat, nous avons passé deux ans et demi à travailler sur la loi relative à la procréation médicalement assistée. Nous avons tenté d'y intégrer la totalité des problèmes posés. Je renvoie dès lors à l'article 51 du texte qui est clair sur le plan de la problématique éthique, à savoir que le commerce est interdit.

En revanche, le don d'organe est licite. Plusieurs problèmes se posent : le premier est le besoin de gamètes, car l'offre est insuffisante par rapport à la demande.

Ensuite, il va de soi que toute forme de transformation de la procréation médicalement assistée en un marché est totalement inacceptable et la loi le prévoit d'ailleurs de manière totalement explicite. C'est un élément fondamental. Ce qui est en cause, ce n'est pas tellement la détermination d'une indemnité couvrant les frais de déplacements, la perte de salaire ou les frais d'hospitalisation éventuels, mais plutôt la publicité qui est faite et les démarches de nature commerciale.
On s'adresse à des post-adolescentes et on leur fait miroiter un gain substantiel. C'est intolérable, surtout quand on se garde d'accomplir - cela varie toutefois d'un centre à l'autre - la démarche déontologique élémentaire consistant à expliciter, en cas de don, les engagements pris et les risques encourus.

Par ailleurs, nous avons considéré dans la loi qu'il n'y avait pas de droit de suite par rapport au don de gamètes puisque nous avons opté pour l'anonymat. Je signale à cet égard que l'on assiste dans certains pays scandinaves, qui ont décidé de lever l'anonymat du donneur à une réduction extrêmement importante du nombre de donneurs.
Se référer à la loi et exiger de la part des centres une approche éthique de l'ensemble du problème me semble la réponse adéquate.

Je termine en disant que nul n'est censé ignorer la loi et que les centres ne peuvent l'ignorer non plus.

Mme Christine Defraigne (MR). - Je partage les étonnements de M. Mahoux. J'ai vu le reportage diffusé hier sur la chaîne publique et j'ai été assez surprise d'entendre la journaliste terminer son commentaire en disant qu'il fallait parfois se renseigner auprès de ses collègues et accomplir son travail critique, tout en soulignant la nécessité d'une législation plus sévère en Belgique.

Comme cela a été dit, il existe une loi qui a fait l'objet d'un travail de réflexion en profondeur pendant toute la législature précédente. On s'est demandé s'il fallait ou non légiférer et je crois que les exemples cités aujourd'hui démontrent à suffisance que cette loi était indispensable. Ce texte est à mon sens équilibré puisqu'il a prévu la nécessité d'éviter tout commerce, toute dérive et toute forme de traite des êtres humains ou d'exploitation de ces jeunes femmes. En effet, l'article 51 prévoit que le don de gamètes à titre gratuit est licite et que si une indemnité peut être fixée par le Roi, elle couvre les frais de déplacements et de perte de salaire éventuelle et peut aussi comprendre les frais d'hospitalisation inhérents au prélèvement d'ovocytes de la donneuse.

La loi prévoit donc que la commercialisation des gamètes humains est absolument interdite. J'ai un peu l'impression que certains redécouvrent l'eau chaude aujourd'hui. Des possibilités de rétribution de la donneuse ne peuvent être envisagées que dans les limites clairement définies.
Nous sommes tous d'accord pour dire qu'est attendu l'arrêté royal d'exécution de la loi. Lui seul peut rendre effectif ce défraiement toujours inexistant à l'heure actuelle. Une initiative doit donc être prise par la ministre compétente.
Le don d'ovocytes est lourd. Les donneuses doivent subir un traitement lourd aux hormones puis une intervention chirurgicale nécessitant une hospitalisation. C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas voulu banaliser les choses, même si le don d'ovocytes à titre gratuit doit être licite pour les raisons qui ont été évoquées.

Certains s'interrogent sur les sanctions. En quoi peuvent-elles consister ? Qui peut les prendre ? La loi prévoit des sanctions pénales. Une action publique peut donc être menée par les parquets. Il s'agit d'infractions pénalement répréhensibles et des plaintes peuvent être traitées par les juges d'instruction dans les cas de dérives pouvant s'apparenter à la traite des êtres humains. La balle est donc actuellement dans le camp de la ministre. Quand les arrêtés royaux seront-ils pris ? Quel sera leur contenu ?
Mme Isabelle Durant (Ecolo). - Le problème de la demande d'ovocytes est liée à celle de l'infertilité. Le choix de l'âge auquel les femmes décident de faire des enfants ne regarde qu'elles, par contre la question de l'infertilité est une vraie question.

Pour le reste, la loi existe même si la question est de savoir quand en seront pris les arrêtés d'application.
Madame la ministre, envisagez-vous d'améliorer l'information à donner aux personnes susceptibles de faire un don d'ovocyte ?

Il faut savoir que le don d'ovocyte est différent d'un don de sang. Le don de sang est une opération aisée qui ne demande qu'un court déplacement et qui a peu de conséquences pour le donneur. Par contre le don d'ovocyte est une opération qui demande un investissement, une connaissance et une information dont ne disposent bien souvent pas les jeunes femmes. J'aimerais, qu'outre l'exécution de la loi pour fixer la réglementation en matière de dédommagement, on envisage aussi l'information et la sensibilisation des donneuses afin que nous en ayons suffisamment et qu'elles soient bien informées sur ce que recouvre cette opération. Des campagnes d'information me semblent donc indispensables et méritent qu'on s'y arrête et qu'on ne se limite pas à discuter de la question du dédommagement.

Mme Laurette Onkelinx, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.
- Sous l'ancienne législature et comme vous l'avez très bien dit, grâce aux sénateurs, une loi a été votée. C'est la loi du 6 juillet 2007. Elle est très claire. Elle établit que la donation gratuite de gamètes, donc des ovocytes, est autorisée. Cependant elle précise que le commerce des gamètes est interdit.

Dès lors, la démarche commerciale, à savoir le recrutement de donneurs contre paiement comme le propose la clinique de la fertilité LIFE à Louvain, est explicitement interdite par la loi, ni plus ni moins. Il n'y a nul besoin d'arrêtés d'exécution : la loi prévoit les sanctions.

En revanche, la loi de juillet 2007 dispose que le Roi peut, par arrêté royal, établir le montant d'un indemnité au profit de la donneuse. Cette indemnité couvre les frais de déplacements, d'hôpitaux et une perte de salaire éventuelle. Nous ne sommes donc pas dans une logique commerciale mais bien de dédommagement.

Il y a eu ensuite une période d'affaires courantes assez longue. Nous travaillons actuellement à l'élaboration d'un arrêté d'exécution. Mais, en l'absence d'arrêté, le commerce des gamètes et des ovocytes est interdit.

En réponse à Mme Durant, je précise que la loi prévoit aussi qu'un centre de fertilité a le devoir de fournir à tout donneur des informations honnêtes sur la procédure du prélèvement de gamètes et sur les conséquences de leur utilisation. Cette démarche peut avoir des conséquences notamment psychologiques assez lourdes.

On m'a aussi interrogée sur les directives européennes. Celle du 31 mars 2004 relative à l'établissement de normes de qualité et de sécurité pour le don, l'obtention, le contrôle, la transformation, la conservation, le stockage et la distribution des cellules et tissus humains est d'application. À l'article 12, il est précisé que les États membres doivent garantir des donations volontaires et gratuites de cellules et de tissus humains.

La directive précise aussi que le donneur peut recevoir une compensation strictement limitée à une indemnité des dépenses et désagréments encourus lors du don.

Cette directive européenne n'a pas encore été transposée dans notre législation ; nous y travaillons également.
Diverses propositions de loi sont en discussion en commission des Affaires sociales du Sénat. Il faudra travailler à la transposition des directives européennes relatives à cette matière de manière cohérente, en tenant compte de la loi existante sur la reproduction médicalement assistée et de la loi sur le prélèvement et la transplantation d'organes.

La loi du 13 juin 1986 sur les cellules et les tissus humains relève de la compétence de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé, tant en ce qui concerne la proposition de réglementation que la garantie de contrôle de l'application en vertu de la loi du 25 juillet 2006 sur la création de cette Agence fédérale.
Par ailleurs, la loi sur la reproduction médicalement assistée, dont vous avez pris l'initiative, ne prévoit pas que l'Agence est compétente. Cela implique qu'il y a deux administrations compétentes pour la transposition de ces directives, l'Agence fédérale et le SPF Santé publique, qu'il s'agisse ou non de gamètes, de gonades ou d'embryons.
Contrairement à toutes les autres législations sur la santé publique, la loi sur la reproduction médicalement assistée ne précise pas quelle instance est compétente pour l'inspection. Il faut aussi remédier à cette lacune. Il est logique que le contrôle sur l'utilisation des cellules et tissus humains soit attribué à l'Agence fédérale. Je prendrai donc également des initiatives dans ce domaine et je les ferai peut-être inscrire directement dans la future loi portant dispositions diverses en matière de santé afin de remédier rapidement aux problèmes qui se posent sur le terrain.

Le Sénat s'est montré proactif une fois encore, et c'est heureux lorsque l'on est confronté à des initiatives à l'origine de problèmes éthiques.

Mme Anne Delvaux (cdH). - Je me réjouis d'apprendre que l'on travaille sur les arrêtés d'exécution. Nous n'avions absolument pas demandé une loi sachant qu'il en existait une, mais bien des arrêtés d'exécution.
Selon la loi, le commerce de don d'ovocytes est illégal, mais l'absence d'arrêtés d'exécution réglant les dédommagements octroyés aux donneuses peut induire une situation de concurrence malsaine. La profession elle-même réclame d'ailleurs des précisions.

M. Philippe Mahoux (PS). - Je voudrais préciser que la directive européenne évoquée par la ministre concerne l'ensemble des tissus humains. Nous avons une législation spécifique à la procréation médicalement assistée et il ne me semble pas souhaitable, à l'occasion de la transposition en droit belge de la directive européenne, de remettre en question le travail qui a déjà été réalisé.

Nous avons longuement discuté du sang du cordon ombilical qui pourrait aussi entrer dans le champ de la directive européenne. La question qui se pose est la suivante : devons-nous aborder la transposition de la directive européenne à travers une application d'ordre général ou choisir une voie qui traite certains problèmes spécifiquement ? Il me semble que c'est cette dernière voie que nous devons privilégier pour la procréation médicalement assistée.

En ce qui concerne le don d'ovocytes, la loi est applicable, y compris dans son dispositif pénal. Je rappelle que le Sénat avait eu la sagesse de dire que le Roi pouvait, s'il le souhaitait, fixer le montant des indemnités. En tout état de cause, les démarches commerciales sont interdites. Ce qui est donc dénoncé, c'est de démarcher en annonçant les gains que peuvent procurer les dons d'ovocytes. Ce qu'il faut, c'est encourager le don gratuit.


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calinoux

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cal, , 32 ans et 5 mois

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Posté le 30/04/2008 à 7:47:40

Sénat de Belgique
Annales

JEUDI 26 MAI 2005 - SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI

Question orale de Mme Christine Defraigne au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur «les mères porteuses» (nº 3-694)

Mme la présidente. - Mme Laurette Onkelinx, vice-première ministre et ministre de la Justice, répondra au nom de M. Rudy Demotte, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.

Mme Christine Defraigne (MR). - Une mère porteuse vient de défrayer la chronique. Un fait fortement médiatisé peut susciter un emportement mais aussi une volonté de régler des situations particulières, laquelle peut aboutir au dépôt de propositions sous la pression du tourbillon médiatique.

Pour ma part, j'ai déposé durant l'été 2003 une proposition de loi dont le principe est l'interdiction, avec des exceptions strictement balisées dont on peut évidemment débattre. Certains défendent une interdiction totale sans aucune exception. D'autres, bien que partisans d'une interdiction totale, s'interrogent de manière assez contradictoire sur la nécessité de légiférer, vu que la question relève de la sphère privée.

J'aimerais savoir si le ministre de la Santé, conseillé notamment par le professeur Englert qui ne semble pas juger nécessaire de légiférer, et vous-même, madame la ministre, envisagez une initiative à cet égard ? Je pense qu'il faut pouvoir réfléchir dans la sérénité. Le monde évolue, les situations familiales se modifient, les techniques progressent et les modèles d'hier ne seront pas ceux de demain. J'aimerai connaître le sentiment du gouvernement.

Mme Laurette Onkelinx, vice-première ministre et ministre de la Justice. - Votre question est à la fois importante et délicate. Le texte écrit que vous aviez déposé mentionnait que mon parti prévoyait l'interdiction pure et simple. Ce n'est pas exact. De plus, je considère qu'en cette matière, la conscience individuelle des parlementaires doit être leur seul guide, comme dans tous les dossier éthiques d'ailleurs.

Mon collège de la Santé et moi-même, nous nous intéressons beaucoup à ce dossier. Nous serons très certainement amenés à prendre ensemble des initiatives. Le dossier très médiatisé de cette mère porteuse du ressort d'Audenarde n'est que le sommet de l'iceberg. La question ne se limite pas à la situation de mère porteuse. Elle comporte un autre aspect pour lequel une instruction judiciaire est en cours. Oui ou non, y a-t-il eu traitement diffamant à l'égard de la personne humaine, traite d'être humain, commerce d'enfant ? Le juge d'instruction étudie actuellement ces questions. Il appartient à la justice de se prononcer.

À côté du cas de la mère porteuse dont nous parlons, où l'accent est mis sur les questions d'argent, nous savons qu'il existe en Belgique un grand nombre d'autres cas, dont certains posent problèmes et d'autres non, et qui soit bénéficient de l'assistance d'un centre de procréation médicalement assistée soit se situent complètement en dehors de structures, quelles qu'elles soient.

Des problèmes se posent parfois, que ce soit à l'occasion d'une assistance par le centre de procréation, dans le cadre d'un contrat entre deux couples ou en cas d'absence de contrat.

C'est le sommet de l'iceberg. Ces situations étant fréquentes en Belgique, nous n'avons pas le droit de fermer les yeux.

Dans l'attente d'une décision du législateur belge sur la base d'une proposition de loi, d'un projet de loi, voire d'un avis de la Commission de bioéthique, le débat peut être lancé. Beaucoup d'études et d'analyses ayant déjà été réalisées dans d'autres pays européens, nous disposons de nombreux documents, témoignages, propositions, etc.

Le débat sera éminemment difficile. La précipitation étant mauvaise conseillère, il faut éviter d'agir dans l'urgence, sauf peut-être pour clarifier la situation sur le plan du droit dans les situations existant à l'heure actuelle.

Nous disposons d'instruments juridiques et c'est pour cette raison qu'il y a une instruction judiciaire. Certains articles du Code pénal peuvent déjà être utilisés contre les agissements de ces marchands d'enfants où, comme l'a dit Mme Nyssens dans une interview, l'enfant n'est plus sujet mais objet.

Peut-être est-il possible de rendre plus claires encore les dispositions existantes. Il faut certainement intervenir sur le plan légal afin d'interdire ces situations où l'enfant est considéré comme un objet. J'ai demandé à mon administration d'examiner le meilleur moyen de rencontrer cet élément sur le plan pénal.

J'en viens à l'autre volet que vous avez évoqué, madame Defraigne, et qui figure dans votre proposition. Certains prônent l'interdiction, d'autres l'autorisation. Entre ces deux positions, il y a une multitude de possibilités.

Dans votre proposition, vous encadrez certains types de situations très clairement définis. Vous envisagez une convention prévoyant que « ... l'enfant sera -çu à partir des gamètes des deux membres du couple ». En d'autres termes, vous réglez le cas très précis où la mère porteuse est une mère « gestationnelle ». Génétiquement, l'enfant est celui du couple qui a signé une convention avec la mère porteuse. C'est l'une des situations pouvant se présenter, mais il y en a d'autres. Elles ne nécessitent pas toutes une insémination artificielle, la procréation pouvant avoir lieu naturellement.

Faut-il interdire ou réglementer ? Comme cela s'est produit dans d'autres dossiers éthiques, si l'on prévoit une interdiction pure et simple, les personnes concernées risquent d'agir de toute manière lorsque l'assistance médicale n'est pas nécessaire, et ce, sans encadrement, sans soutien psychologique, sans conditions, sans protection de l'enfant. Si une intervention médicale s'impose, elle risque d'avoir lieu à l'étranger.

Faut-il réglementer toutes les situations ou seulement celles que l'on connaît déjà en Belgique ?

Autre élément du débat, qui figure dans votre proposition : à partir du moment où la convention est conclue, la mère porteuse ne peut plus faire marche arrière. Les femmes se sont battues pour la libre disposition de leur corps.

Il est difficile, en tant que femme, de se dire qu'à un moment donné, on ne dispose plus de son propre corps comme on l'entend. Songez aux répercussions éventuelles sur des législations telles que celle sur l'avortement.

Dans votre proposition, vous dites - et je partage votre avis - que la mère porteuse doit être encadrée, consulter un psychiatre, etc. Vous avez raison d'affirmer qu'il ne s'agit pas d'une situation anodine et que la législation doit protéger la femme, à la limite contre elle-même, et contre les difficultés auxquelles elle va être confrontée. Mais vous passez sous silence l'encadrement du couple accueillant. Or, cette situation n'est pas anodine pour ce couple non plus.

Prenons le cas de l'adoption - dont on n'est pas loin -, vous protégez la mère qui ne souhaite pas garder son enfant. Dans ce cas, plusieurs services se mettent en branle et le couple adoptant doit faire l'objet d'un encadrement psychologique et bénéficier d'une formation juridique. L'enfant est ainsi protégé.

C'est précisément cette protection qui manque dans votre proposition : l'enfant a le droit de connaître son histoire et son identité. Un débat sur l'adoption est mené en Belgique au sujet de l'accouchement sous X, de l'accouchement dans la discrétion.

La question des mères porteuses mérite également un débat. L'enfant ainsi -çu aura-t-il le droit de connaître ses origines ? À titre personnel, j'estime que c'est nécessaire à son épanouissement.

Peut-être pourrions-nous nous baser sur la législation sur l'adoption pour trouver une voie médiane entre l'interdiction pure et simple - qui ne règle rien étant donné la multiplication des situations sur le terrain - et le laxisme pur et simple qui fait fi des difficultés psychologiques et juridiques de chacun.

Il faudra donc s'atteler à une clarification, au niveau du droit pénal, et travailler à un projet ou amender des propositions.

Nous souhaitons participer à un débat d'envergure. On avait raison de dire que le 21e siècle serait le siècle de l'éthique.

Mme Christine Defraigne (MR). - Je remercie la vice-première ministre pour sa réponse. J'ai cherché à poser le débat in tempore non suspecto, à un moment où l'on n'était pas dans la fièvre des dérapages actuels.

Ensuite, j'ai recherché une voie médiane et j'ai opté pour une interdiction assortie d'exceptions de stricte interprétation. Si j'ai choisi l'exception que vous avez citée, c'est parce qu'ayant travaillé avec les centres, je sais qu'ils admettent eux-mêmes ce type d'exceptions pour éviter les dérives du « tout est possible ». La pratique sait imposer ses balises, sauf que les médecins ne regardent pas si la mère porteuse est ou non rémunérée.

Pour le surplus, je suis tout à fait d'accord sur le fait que la mère porteuse doit également bénéficier d'un encadrement.

C'est la mère porteuse, qui fait l'objet de ma proposition initiale, et le couple demandeur qui doivent être visés. L'enfant a-t-il le droit de connaître ses origines ? Cette question fait l'objet d'une discussion en amont du débat relatif à l'accouchement sous X et à l'anonymat des donneurs de gamètes. En commission des Affaires sociales, à l'occasion du débat sur la procréation médicalement assistée, nous examinons la question de la levée de l'anonymat. Toutes ces questions relèvent du débat éthique. Nous essayons de faire ce travail au Sénat, non dans la précipitation et dans la fièvre mais pas davantage à un train de sénateur. De nombreuses auditions ont porté sur la proposition relative à la procréation médicalement assistée et sur celle relative aux mères porteuses. Nous connaissons des exemples de l'étranger, notamment des Pays-Bas. Il est clair que la question de l'anonymat des origines figure au coeur du débat. Il faudra bien finir par prendre une décision.

Voilà, madame la présidente, nous faisons vivre le Sénat. C'est le cas de le dire !

Mme la présidente. - Le moins que l'on puisse dire est que vous avez été sur la balle à propos d'une question qui est redevenue d'actualité. Il ne faut donc pas garder un train de sénateur mais poursuivre le débat au Sénat et le faire aboutir.


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nathy63

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Posté le 18/09/2008 à 23:52:03

enfin on en sais un peu plus sur la loi merci calinoux pour ces renseignement peux tu svp me le communique via mon adresse email svp
dodo4670arosehotmail.com
mille merci depuis le temps que je chercher cette loi j'ai ete dans ts les site et j avais rien trouver grace a toi on en sais un peu plus


espere etre maman pour 2009
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calinoux

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Posté le 21/09/2008 à 18:55:42

nathy63 :

enfin on en sais un peu plus sur la loi merci calinoux pour ces renseignement peux tu svp me le communique via mon adresse email svp
dodo4670arosehotmail.com
mille merci depuis le temps que je chercher cette loi j'ai ete dans ts les site et j avais rien trouver grace a toi on en sais un peu plus




Voici le lien le texte fait partie des annales du Sénat, mais c'est la page concernant les dons d'ovocytes et non de gestation pour autrui..(dois retrouver les liens pour cela..)

http://www.senate.be/www/?MIval=/Regist … mp;LANG=fr

Bonne lecture

Le truc à retenir à ton niveau, c'est que tu as trouvé une dame qui veut bien "vous" offrir quelques uns de ces ovocytes, vous allez ensemble à l'hôpital, faites les tests et stimulation ovarienne pour elle.
Quand les médecins auront ponctionné ses ovules, ceux ci iront directement pour une autre dame dans ta situation et toi tu recevras l'ovule d'une dame anonyme, ne sois donc pas étonnée ou "choquée" d'apprendre à l'hôpital que tu ne recevras pas l'ovule de ta donneuse, c'est tout à fait normal, c'est une forme de protection entre vous (les receveurs) la donneuse (moins perturbant pour elle) et l'enfant à venir.

Courage plus qu'une dizaines de jours à patienter!


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calinoux

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Posté le 21/09/2008 à 19:03:40

Et voici le lien du Sénat (belge) sur le débat des gestations pour autrui

http://www.senate.be/www/?MIval=/Regist … mp;LANG=fr


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nathy63

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Posté le 21/09/2008 à 23:14:47

calinoux c'est un don direct tu sais ce que sais au moins
j ai la dame qui va me donner ces ovocytes puis apres traitement on dois me les reimplanter donc on es deja bien au courant de la procedure
ne me dis pas que c'est un don anonyme


espere etre maman pour 2009
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calinoux

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Posté le 22/09/2008 à 6:22:57

nathy63 :

calinoux c'est un don direct tu sais ce que sais au moins
j ai la dame qui va me donner ces ovocytes puis apres traitement on dois me les reimplanter donc on es deja bien au courant de la procedure
ne me dis pas que c'est un don anonyme


Ce que je t'ai expliquer c'est ce que j'en ai retenu des textes lus!, maintenant je me trompe peut être aussi, le mieux est de ne pas trop angoisser, le temps d'attente diminue, courage


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nathy63

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Posté le 22/09/2008 à 15:57:14

merci calinoux pour ton soutien on en a bien besoin en ce momoent


espere etre maman pour 2009
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